Capitaine Maurice Meerte 1952-1963

Dimanche le 2 mars 1952,le lieutenant colonel Paul Langlais annonça la nomination du nouveau directeur musical en la personne du lieutenant Maurice Meerte.

Cette nouvelle eut l’heur de réjouir les musiciens, ces derniers voyant à leur tête un chef d’orchestre fort connu. D’autre part, monsieur Meerte fut promu capitaine peu de temps après.

Maurice Meerte est né le 4 novembre 1896 à Wetteren (Flandre-Orientale),Belgique, issu d’une famille de musiciens. Il quitta son pays natal avec ses parents qui immigrèrent aux États-Unis en 1902.

Sa mère, Clémence Aubrech (1873-1972) –décédée presque centenaire –son père, Cyrille Meerte (1873-1940) et les enfants vécurent, de 1902 à 1905, dans une petite ville située entre Albany et New York. En 1905,toutefois délaissant le pays de l’oncle SAM, la famille vint s’établir à Montréal, rue Dickson au sud de la rue Hochelaga. Maurice fréquente alors une école privée, protestante et anglophone située à Pointe aux Trembles. En même temps il étudie la musique sous la direction de son père. Très tôt, il apprit le violon. Un peut plus tard, confié à des professeurs privés, il fit ses classes comme percussionniste et joueur de baryton.

Vers l’âge de 15 ans, au parc Dominion, il se trouve à la batterie de la fanfare que dirigeait Théodore Van der Meerschen.

En 1913, Maurice Meerte s’inscrivit à l’école de médecine comparée et de science vétérinaire pour entreprendre des études à cette institution. Toutefois, sa passion pour la musique lui fit abandonner ce domaine six semaines plus tard.

Entre 1914-1916, lors d’une tournée à travers le Canada, il fit partie de l’orchestre accompagnant la projection du film muet américain intitulé « The Birth of a Nation »

En mars 1918,Maurice Meerte accompagne ses parents lorsque la famille quitte Montréal pour s’établir à Alton au New Hampshire Maurice avait alors 21 ans.Ce passage aux États-Unis devait lui permettre de se joindre, pendant quelques temps,à un orchestre de Boston. Par ailleur le séjour chez nos voisins du sud ne fut guère prolongé puisque ,dès 1920,les Meerte étaient de retour à Montréal pour ne plus quitter la métropole.

Les fusiliers Mont-Royal Nunquam Retrorsum