Sergent-major Napoléon Marion

Né à Montréal le 28 juin 1887 du mariage de Jean-Baptiste Marion et de Célina Champagne, Napoléon Marion est baptisé et confirmé dans l’église Ste-Brigitte de Montréal. Il fréquente l’école de la paroisse pendant quelques années, mais doit quitter à un jeune âge à la suite de problèmes de santé. Plus tard il apprend le métier de machiniste chez Guarth Co. Ltd, emploi qu’il conserve pendant plusieurs années.

Tout en continuant d’exercer son métier de machiniste, le 21 mars 1904 il joint les rangs du 65e Régiment des Carabiniers Mont-Royal, une unité de milice établie à Montréal. Il progresse en grade jusqu’à sa nomination en tant que « Sergent-Couleurs Provincial » le 22 novembre 1913. Ses deux frères, René et Antoine, font aussi partie de cette unité de milice.

Au début de la guerre, Napoléon s’enrôle dans le 22e Bataillon du Corps expéditionnaire canadien (CEF) le 23 octobre 1914. Il se retrouve en Angleterre le 28 mai 1915 où il est promu sergent-major. Toujours avec le 22e Bataillon, il sert en France et en Belgique du 15 septembre 1915 au 24 août 1916. Il est promu Warrant Officer (W.O.) le 6 juin 1916. Après avoir passé près d’un an dans les tranchées, affecté par les gaz et affligé du « trench foot », sa santé se détériore à un point tel qu’il est renvoyé au Canada le 29 septembre 1916. Il est finalement libéré de l’armée active avec une pension médicale le 31 août 1917.

De retour à la vie civile, il épouse Anne-Marie Poirier le 28 janvier 1918 en l’église Ste-Claire de Tétreaultville. Ensemble ils auront neuf enfants, dont deux garçons et sept filles. Après sa libération de l’armée active, ne pouvant plus exercer son métier à cause de son état de santé précaire, il décide de se consacrer au bien-être et au rétablissement de ses compagnons d’armes qui retournent à la vie civile.

Il est président-fondateur de plusieurs associations dont l’Amicale des sous-officiers du 22e (1930), l’Amicale des Anciens sergents du 65e (1934), ainsi que la succursale Mount-Royal de la Légion canadienne – British Empire Service League (1935). Il sert comme secrétaire à titre gratuit pour la succursale Ville-Marie de la Légion canadienne B.E.S.L. pendant 11 années consécutives (1923-1934). Il est délégué à plusieurs conventions annuelles pour affaires des anciens-combattants dont la Great War Veterans Association (1927-1923) et la Légion canadienne (1928-1938), et il fait partie d’une délégation envoyée en Europe pour enquêter sur l’état des cimetières militaires canadiens en 1926.

Il poursuit ses efforts dans le domaine de l’aide aux anciens-combattants jusqu’au moment de son décès à l’âge de 52 ans, le 13 février 1939 à St-Bernard de Tétreaultville.

Major (R) Michel Litalien

Les fusiliers Mont-Royal Nunquam Retrorsum