Fernand Dostie

Lieutenant-colonel Fernand Dostie

FernandDostie

 

Né le 27 septembre 1915, Fernand Dostie, tout au long de sa vie, semblera bénéficier d’une éternelle jeunesse. Si quelqu’un correspondait à l’image que l’on se fait, dans les romans ou au cinéma, du « gentleman and officer », c’était bien le lieutenant-colonel Fernand Dostie, un des derniers officiers survivants de la campagne de Normandie chez les Fusiliers Mont-Royal. Il sera reconnu comme un fin causeur, grand charmeur et toujours vêtu comme une carte de mode.

 

Fernand Dostie amait dire souvent être allé à « l’université de la misère ». Sa grand-mère Dostie avait eu 22 enfants en 25 ans de mariage. Elle habitait rue Logan dans un appartement où logeait alors Camillien Houde. Lorsque Camillien Houde devient maire de Montréal et chef du Parti conservateur provincial, il engage le père de Fernand Dostie comme surintendant des travaux publics et le frère de Fernand, «Ti-mouse» comme page et chef de cabinet à l’hôtel de ville. Grâce à celui-ci, Fernand entre à l’âge de 18 ans à L’illustration, l’ancêtre de Montréal-Matin, où il occupe plusieurs fonctions pendant quelques années, tout en continuant sa formation en sciences comptables, commerciales et sociales.

 

Au début du conflit, il s’enrôle dans l,armée de terre après s’être qualifié au C.E.QC. de l’Université de Montréal. Il part outre-mer, en qualité de lieutenant, pour rejoindre son unité, Les Fusiliers Mont-Royal, qui refait ses cadres après la douloureuse expérience de Dieppe. en 1944, le 6 juin et les jours suivants, c’est lui qui aura pour mission d’informer les gens du régiment des derniers développements après le jour J jusqu’au débarquement du régime un mois plus tard. Il sera gravement blessé en Normandie, lors des combats de la crête de Verrières.

 

Durant sa logue convalescence en Angleterre, il sut plusieurs cours des Forces Armées, dont celui du Service britannique d’intelligence. Il reçoit sa promotion de capitaine en qualité d’officier de sécurité dans la zone d’occupation canadienne en Allemagne. Il terminera la guerre comme major au régiment de la Chaudière. Revenu au pays, il épouse Cécile Lalonde. À son départ de l,armée, il accepte en 1947, le poste de secrétaire général du Ministère de Bien-être social et de la jeunesse. L’année suivante, il accède au poste de sous-ministre de l’Honorable Paul Sauvé, son ancien commandant.

 

En 1959, après l’assermentation de l’Honorable Paul Sauvé comme premier ministre du Québec, Fernand Dostie est promu au poste de chef de cabinet, tout en conservant ses fonctions de sous-ministre du Bien-être social. À la suite du décès prématuré du premier ministre Paul Sauvé, il demande à son successeur, au printemps 1960 de se relever de ses fonctions de chef de cabinet. Malgré cela il occupera son poste jusqu’en 1962, on l’adjoindra plutôt à Émilien Lafrance, ministre libéral du Bien-être social. En 1962, il sera nommé par le gouvernement Lesage président du nouveau Tribunal des expropriations. C’est la première fois qu’un non-avocat dirige un tribunal administratif. Et pourtant, jamais ses décisions ne seront portées en appel. il quittera son poste en 1975.

 

Par la suite, Fernand Dostie servira comme lieutenant-colonel honoraire des Fusiliers Mont-Royal de 1974 à 1982, président fondateur de la Ligue du Québec des cadets de l’armée, pgd de l’Ambulance Saint-Jean pour le Québec, président du Club des Officiers des Fusiliers Mont-Royal.

 

Le Lieutenant-colonel Fernand Dostie est décédé le 23 août 2008 à l’aube de ses 93 ans.

 

Les fusiliers Mont-Royal Nunquam Retrorsum