Capitaine André-Silfrid Delisle

mercredi 13 mai 2009

L’on sait malheureusement bien peu de choses sur le rôle que jouaient dans la société et la vie publique les officiers fondateurs des Carabiniers Mont-Royal en 1869.

On sait cependant que lors de la formation des Carabiniers Mont-Royal en juin 1869, presque tout l’état-major du nouveau régiment provenait de celui des Chasseurs canadiens, un régiment canadien-français qui datait des années 1860, un peu avant la Confédération et qui venait d’être dissous.

L’un d’entre eux toutefois, le capitaine André-Silfrid Delisle (1841-1922) a toutefois joué un rôle important à l’époque dans la vie publique de Montréal et des Basses-Laurentides à la fin du 19e siècle.

Delisle a en effet été maire de Sainte-Cunégonde, un ancien village de paroisse du sud-ouest de l’île de Montréal, avant la fusion du quartier actuel de Saint-Henri, dans lequel cette paroisse est englobée à la ville de Montréal. Il fut également propriétaire de 1880 à 1893 d’une usine de papier importante à Saint-Jérôme, dans les Basses-Laurentides, établie à cet endroit à la demande même du curé Labelle.

Cette usine fut ensuite vendue aux frères Wilson et fournit de l’emploi à plusieurs centaines d’habitants de la région pendant des années. On peut encore en voir les ruines.

Sur le plan militaire, le capitaine Delisle, en plus de l’Effiency Medal (E.M.) a reçu deux médailles pour son rôle lors de raids des Féniens en 1866 et 1870. Ces médailles sont maintenant en montre au musée régimentaire.

Pierre Vennat

Les fusiliers Mont-Royal Nunquam Retrorsum